Notre plaidoyer : des yeux sur le terrain et dans ceux des décideurs

Grâce à notre travail de sensibilisation auprès des jeunes et des parents, nous sommes les témoins privilégiés des ravages de la surexposition aux écrans, ce qui nous permet de convaincre les décideurs politiques de la gravité de la situation, et de proposer des solutions adaptées aux besoins.

De la même manière que pour la préservation du vivant, il faut davantage que des « écogestes », et bien des mesures de régulation publique. Le « bon usage » des écrans ne permettra pas de préserver notre attention et de limiter son « extraction » par les industries numériques.

Dans ce contexte nous contribuons à la réflexion collective sur l’impact de la dépendance aux écrans ainsi que sur les solutions à envisager pour y remédier, avec :

  • L’organisation des premières « Assises de l’attention » le 1er février 2020 à Paris, en coopération avec plus d’une vingtaine d’associations amies engagées, et en présence d’intervenants reconnus sur le sujet.

Les trois propositions de la société civile

Lors des Assises de l’attention, la société civile présente (listes des associations membres de la coalition ici) s’est accordée sur trois propositions adressées aux candidat(e)s aux élections municipales :

  • La fin des écrans publicitaires dans les lieux publics (rues, gares, stations de transport en commun), y compris les écrans à l’intérieur des boutiques.
  • Des enfants préservés des écrans avec les principes suivants :
    • Aucun écran présent au sein des crèches, maternelles, et écoles primaires
    • Aucun écran en dehors de l’enseignement de l’informatique à partir du collège (avec fin du principe de remplacement des cahiers et des livres par des tablettes numériques)
    • « Droit à la déconnexion » des familles, qui doivent pouvoir échanger avec les établissements scolaires sans passer par internet
  • Une vaste campagne publique de sensibilisation sur les effets des écrans et des contenus inappropriés basée sur des études indépendantes de tout conflit d’intérêt, avec par exemple :
    • Campagne publique de prévention au sein des établissements scolaires et structures d’accueil de jeunes.
    • Organisation de débats publics sur la place du numérique dans les villes (dans la rue, les bibliothèques, les écoles, etc.) avec des intervenants indépendants de tout conflit d’intérêt

Ces propositions seront développées, détaillées, et adressées aux candidat(e)s aux élections départementales et régionales à venir !

Les Assises de l’attention 2020 : « Comment protéger notre attention face aux dangers des écrans ? »

Couverture du programme des Assises de l'attention 2020
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Notre attention est en danger. Elle est captée par des écrans de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, au profit d’entreprises qui ont assis leur modèle économique sur les revenus publicitaires et l’exploitation des données personnelles. Qu’il s’agisse des effets désastreux pour la santé et l’éducation des plus jeunes, ou des menaces qu’elle fait peser sur le vivre-ensemble, l’environnement et la souveraineté démocratique, la captation de notre attention par les écrans représente un problème majeur pour notre société.

La réponse commence seulement à émerger. Sur le terrain, médecins et enseignants s’organisent et lancent l’alerte, tandis que des associations s’engagent pour sensibiliser tous les publics.

Ainsi ces premières Assises de l’attention, organisées par un regroupement d’associations, viseront à dresser un état des lieux des enjeux tout en proposant des solutions concrètes, à destination notamment des candidats aux élections municipales, prévues un mois plus tard en mars 2020.

Toutes les informations sur www.assisesdelattention.com